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 Pour en savoir plus :
Les Arthropodes.
Les Insectes.
 
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Patte
 ITG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pattes et vol par Pacha

Pédoncule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un test pour finir !

 

 
 La guêpe : pourquoi ?
 
C'est en lisant ces informations :
 
" L'origine du papier date de plusieurs siècles avant J.C. : en Chine, on connait déjà le papier fait à base de soie, les égyptiens utilisaient le papyrus et les parchemins étaient alors fait de peaux d'animaux tannées. Mais le papier fut pour la première fois découvert en l'an 105 après J. C., en chine, par Tsaï Lun (ou Cai Lun), noble de la cour des Han (province de Hunan).Tsaï Lun, qui observait les guêpes, vit que celles-ci prélevaient des fibres sur des végétaux, les trituraient avec leurs mandibules et construisaient avec la pâte les parois de leur nid accroché aux branches. Alors Tsaï Lun coupa des bambous, les broya dans de l'eau, forma à son tour une pâte qu'il recueillit sur un tamis, puis la posa contre un mur lisse afin d'en faire évaporer l'humidité. La papier était né."
 
que l'idée d'étudier les superbes guêpes visibles dans nos jardins réunionnais nous est venue !
 
 
Ci-dessous :
insectes ?
hyménoptères ?
vespidés, polistes ?
fable !
 Guêpe en chinois.
 

 Une première approche de la classification avec les élèves :
 
Insecte !
 

 Cliquez sur l'image pour télécharger le document d'origine au format acrobat ( 71 ko).

Poursuivons :
 

 L'ordre des hyménoptères (du grec hymen = "membrane" et pteron = "aile") est un ordre très fourni puisque environ 100 000 espèces ont été décrites à ce jour dont 11 000 en Europe.
C'est aussi l'ordre dans lequel les insectes ont les mœurs les plus évolués (à part les termites).
En effet, on y trouve notamment les abeilles, les fourmis et les guêpes dont les comportements sociaux ne sont plus à présenter. Cependant, il est bon de garder à l'esprit que la majorité des hyménoptères ne vivent pas en société mais sont solitaires. Ainsi, les ichneumons qui sont de grands chasseurs d'araignées vivent seuls.
De taille très variable (1 mm à 7 cm), les hyménoptères se caractérisent par une tête très mobile avec des pièces buccales de type broyeur (guêpe) et/ou suceur (abeille) et deux antennes souvent coudées.
Le thorax possède deux ailes membraneuses (à l'exception des fourmis ouvrières) dont la première paire est plus grande que la seconde. Les trois paires de pattes sont généralement fines et sont parfois spécialisées comme chez les abeilles pour porter le pollen.
L'abdomen quand à lui permet de classer les hyménoptères en deux grands groupes :
 
Les symphytes.
Se sont les hyménoptères les plus primitifs. Il ne possèdent pas de séparation entre le thorax et l'abdomen. Ils se caractérisent par contre par un ovipositeur assez dur pour percer les végétaux. Chez le Sirex, par exemple, il est suffisamment dur pour percer le bois afin d'y pondre les oeufs.
 
Les apocrites.
Se sont les hyménoptères qui ont la fameuse "taille de guêpe" . En d'autre termes, l'insecte a un étranglement au niveau du premier et du deuxième segment de l'abdomen. Ce dernier se transforme en un fin tube (le pétiole) par où passent tous les organes. Il fait suite au premier métamère qui lui est fusionné au thorax. On y trouve dans ce groupe, les abeilles, les guêpes, les fourmis, les ichneumons...

Le monde des Insectes ;-)

 
 

  Bulletin n° 17 du Club Rosalia - Page 25

Notes sur les Vespidae (2 ème partie) : la biologie et la détermination des Polistes
par Cédric AUDIBERT


Dans un précédent numéro (attention .pdf de 1315 Ko), j’ai tenté de vous faire partager ma passion des Guêpes au travers d’un article relatant quelques aspects de leurs moeurs et présentant une clé de détermination des Vespini. Toutefois, la place me manquait pour traiter cette famille in extenso et les Polistini, notamment dans la partie systématique, avaient été quelque peu négligés.

 Description

Les Polistini ont un corps beaucoup plus effilé que leurs soeurs Vespines et des couleurs généralement plus vives, mise à part Polistes biglumis, espèce plus montagnarde au noir très étendu. Les Polistines sont tout aussi piqueuses que les autres Guêpes, peut-être un peu moins agressives.
Les pattes sont plus longues et sont laissées étirées en arrière durant le vol.

Les nids sont constitués d’un seul rayon fixé au support par un ou plusieurs pédoncules, jamais recouverts de papier (nid gymnodome) et contenant quelques dizaines à quelques centaines d’alvéoles. Ces nids sont très résistants en comparaison de ceux édifiés par les Vespini et supportent facilement les intempéries ; c’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils n’ont pas besoin de protection externe supplémentaire.
 
 Biologie

La biologie des Polistini est très proche de celle des Vespini ; le cycle est classique avec une phase
printanière de fondation du nid par une reine unique qui donne naissance à des ouvrières, une phase estivale très active de croissance, suivie, plus tard, du déclin de la colonie en automne et la préparation des nouvelles reines à l’hivernage.
Cependant, les Polistes s’autorisent quelques dérives : chez Polistes dominulus, l’espèce la plus
commune, plusieurs femelles peuvent s’associer dans le travail d’édification d’une nouvelle colonie ; en ce cas, la reine ou femelle conductrice est celle qui se montre la plus dominante et les femelles auxiliaires lui sont assujetties. Ces dernières sont fécondes et pondent des oeufs mais leur besogne assidue conduira à une dégénérescence des appareils reproducteurs : c’est ce qu’on appelle la castration de travail. Notons que la polygynie est exceptionnelle chez Polistes gallicus non L. et absente chez les autres espèces. Enfin, signalons le phénomène d’adoption, c’est-à-dire de réutilisation de certaines cellules d’anciens nids, qui peut se produire de façon très occasionnelle et qui, de toute façon, ne concerne jamais l’intégralité du vieux nid.
 
 Quelques changements de nomenclature.....

L’espèce la plus commune et longtemps dénommée Polistes gallicus L. doit dorénavant s’appeler Polistes dominulus. Tandis que Polistes omissus et Polistes foederatus ont été reconnues comme faisant partie d’une seule et même espèce : Polistes gallicus non L. Attention donc aux confusions possibles dans l’utilisation de ces dénominations.
 
 

 Les « Polistes ».
Toutes ces guêpes sociales se rangent dans le groupe des Vespidés (du latin Vespa). Un deuxième groupe, celui des Polistes, est certainement le plus intéressant et le plus facile à observer.

Ces petites guêpes sveltes, à l'abdomen aminci en avant et en arrière, sont peu agressives, ne commettent pas de dégâts dans les fruits et leur utilité ne fait aucun doute quand on sait que, dans une saison, chacune peut tuer 100 mouches et 1 000 chenilles.
Leur nom signifie « fondateur de la cité » mais leur cité est beaucoup plus modeste que celle des autres guêpes. Leur nid, de petite taille, comporte peu de cellules (une cinquantaine au plus) et n'a pas d'enveloppe. Toujours aérien, il s'accroche par un pilier central à une branche, une herbe ou à l'auvent d'un toit. La fondatrice se fait souvent aider au départ non par des ouvrières, comme chez les abeilles, mais par d'autres femelles qui travaillent sous sa direction en attendant l'éclosion des premières ouvrières (celles-ci ne se distinguent de la reine ni par l'aspect ni par la taille, contrairement aux autres Vespidés).
C'est aux guêpes polistes que revient la palme de l'ingéniosité : ne les voit-on pas, par grande chaleur, s'approcher des bassins et fontaines, y puiser de l'eau avec leur bouche pour la répandre en gouttelettes fraîches sur les alvéoles afin d'abaisser la température du guêpier, ou encore tenter de climatiser les cellules en agitant frénétiquement leurs ailes? Le froid aussi les fait souffrir, c’est pourquoi elles sont beaucoup plus nombreuses dans le Midi que dans le reste de la France. D’étranges individus pénètrent parfois dans la petite colonie poliste : ce sont des guêpes semblables aux polistes normaux, dont elles dérivent, mais qui ont perdu toute habitude de travail social; elles n'ont pas d'ouvrières et, si elles pondent, font élever leurs larves. Mâles et femelles vivent donc en parasites mais s'entendent bien avec leurs hôtes et se nourrissent parfois eux-mêmes en butinant. L'affaire tourne plus souvent au drame chez les « Vespa » qui ont aussi leurs « guêpes-coucous » et où la femelle parasite prend fréquemment la place de la vraie reine en la tuant.

Les guêpes sociales

 

 

 
Les frelons et les mouches à miel
 
Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent:
Des frelons les réclamèrent;
Des abeilles s'oppposant,
Devant certaine Guêpe on traduisit la cause.
Il était malaisé de décider de la chose:
Les témoins déposaient qu' autour de ces rayons
Des animaux ailés, boudonnants, un peu longs,
De couleur fort tannée, et tels que les abeilles,
Avaient longtemps paru. Mais quoi? Dans les Frelons
Ces enseignes étaient pareilles
La Guêpe, ne sachant que dire à ces raisons,
Fit enquête nouvelle, et pour plus de lumière
Entendit une fourmilière
Le point n'en put être éclairci.
"De grâce, à quoi bon tout ceci?
Dit une Abeille fort prudente.
Depuis tantôt six mois que la cause est pendante,
Nous voici comme aux premiers jours.
Pendant cela le miel se gâte.
Il est temps désormais que le juge se hâte:
N'a-t-il point assez léché l'ours?
Sans tant de contredits, et d'interlocutoires,
Et de fratras, et de grimoires,
Travaillons, les Frelons et nous:
On verra qui sait faire avec un suc si doux,
Des cellules si bien bâties."
Le refus des Frelons fit voir
Que cet art passait leur savoir;
Et la Guêpe adjugea le miel à leurs parties.
Plût à Dieu qu'on réglât ainsi tous les procès!
Que des Turcs en cela l'on suivît la méthode!
Le simple sens communs nous tiendrait lieu de code:
Il ne faudrait point tant de frais;
Au lieu qu'on nous mange, on nous gruge,
On nous mine par des longueurs;
On fait tant, à la fin, que l'huitre est pour la juge,
Les écailles pour les plaideurs.
 
LA FONTAINE ( issue de ses Fables)
 

Sources et liens Internet.
1799-1999 : le bicentenaire de la machine à papier de Louis Nicolas Robert ;-)
Bienvenue à Bio 2521 sur le web ! Université d'Ottawa
Educate the children
Le monde des Insectes ;-)
INRA de Versailles
Hyménoptères sur le web.
Club Entomologique "Rosalia"
Les guêpes sociales
ITG

 Le papier Antaimoro

 Le parc Amazone

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