Collège Michel Debré - Ornithologie et botanique - Les oiseaux disparus : le perroquet Mascarin

INTRODUCTION

Au milieu du XIXe siècle, un peu plus de deux siècles de colonisation humaine et d’exploitation des ressources naturelles ont suffit pour faire disparaître la plupart des oiseaux autochtones, à savoir :

- un comoron,  une aigrette, un héron bihoreau, un ibis identique au dronte ou solitaire signalé jusqu’en 1708, un flamant, une oie, un canard, un faucon ;

-trois rallidés, dont l’oiseau bleu noté jusqu’en 1763 ;

-trois ou quatre columbidés ;

-quatre perroquets dont le mascarin disparu vers la fin du 18e siècle ;

-un hibou ;

- la huppe disparue vers 1860

Il est possible que cette liste ne soit pas limitative. La découverte récente d'ossements du hibou disparu montre qu’une espèce, même de taille moyenne, a pu rester ignorée des premiers colons ou voyageurs. La poursuite des feuilles à la Réunion peut amener d’autres surprises.

La perte de ses oiseaux est attristante en soi et peut avoir eu des conséquences  indirectes sur la composition floristique de l’île. Le solitaire, les perroquets et les pigeons qui se nourrissaient de fruits et de graines devraient assurer la dissémination des essences à fruits lourds et volumineux, grand et petit natte, bois de fer, bois d'olive, bois rouge, lataniers, etc. Aujourd'hui, le plus gros frugivore forestier est le merle qui favorise la dispersion des arbres à semences plus petites au détriment de ceux à semences lourdes.

DESCRIPTION

Longueur total= 39.5cm

Aile= 23cm

queue=18cm

torse=2.5cm

culmen=3.8cm

Hauteur du bec=3.5cm

"Les ailes ployées atteignent le tiers de la queue. La tête est revêtue d'une sorte de chaperon d'un gris cendré et la face est couverte d'un masque noir s'étendant sur la partie antérieur du front depuis les yeux jusqu'au bec, descendant sur les cotés des mandibules et se prolongeant jusque sur le menton. Un peu plus sur les côtés de la gorge. On distingue même quelques plumes noirâtres. Le manteau est d'un brun terreux un peu nuancé et sensiblement plus foncé que la teinte fuligineuse qui règne sur les parties inférieures du corps ; la queue, d'un brun foncé est marquée à sa base, mais seulement sur les pennes latérales, d'une tache blanche occupant seulement le premier tiers des pennes.

Les yeux sont entourés d'une peau nue d'un rouge vif ; leurs prunelle est noirs ; et leurs iris est rouge.

La base du demi bec supérieur est aussi entouré d'une peau nue est rouge, dans laquelle les marines sont placées. Le bec est pareillement rouge. Les pieds sont de couleur de chair pâle et angles sont d'un gris brun."

 

Les sorties d'observation

Au cours des sorties à Notre-Dame de la Paix, nous n'avons évidemmment pas observé de perroquet mascarin ! mais les oiseaux suivants :

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Réalisé d'après le panneau fait par Tatiana D., Elsa L. et Olivia M.,  élèves de 4ème au Collège Michel Debré, en décembre 2004.
Mis en page par Arnaud C., élève de 3èmeF  au Collège Michel Debré, avril 2005.