4- L'histoire du café à la Réunion

Au début du XVIIIème siècle, la Compagnie des Indes décide de développer la culture du caféier dans l’île. Le café est en grande vogue à Paris. Importé d’Arabie il est vendu très cher sur les marchés européens. Des 1715 des marins de St Malo introduisent des plantes de caféier à Bourbon où l’on avait quelques années auparavant découvert une variété locale (le Bourbon pointu). En 1717 sous l’impulsion de M. Law, la compagnie des Indes met sur pied un plan de mise en valeur de l’île par la culture de deux types de caféiers : le Bourbon pointu (la variété locale) et le Bourbon rond (la variété arabe).

La compagnie des Indes décide que chaque habitant cultivera au moins 10 pieds de café par travailleur et qu'elle avancera les fonds nécessaires tant à l'achat des graines que des esclaves.

 

Bientôt toutes les pentes de l’île sont couvertes de caféiers. La compagnie des Indes a obtenu le monopole de l'introduction du café dans le royaume de France en 1723. En 10 ans à peu prés Bourbon devient l'un des principaux fournisseurs de café d'Europe.         

 Fait  important : le peuplement de l’île Bourbon sera en fait assuré et réussi grâce aux plantations de café.

Mais la relative prospérité qu’apporte la culture du café dans l’île ne dure pas.

La qualité du café devient inférieure à celle des cafés d’Arabie.

La commercialisation devient difficile, on cherche d’autres destinations à l’exportation : Afrique, Inde, Hollande, mais sans réel succès.  En 1749 un puceron détruit la quasi-totalité des plantations de caféiers dans l’île.

Les habitants abandonnent alors cette culture qui aura duré moins de 50 ans dans l'île et se tournent vers le coton, le tabac, et l'indigotier.

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