| Des vents soufflants à 270
km/h, des pluies torrentielles, le cyclone tropical Dina est
passé au plus près de nos côtes, à 65 km, dans la nuit du
mardi 22 janvier au mercredi 23. Il n'y avait ni eau ni
électricité pour beaucoup d'abonnés. Beaucoup de personnes
ont été emmené à des centres d'hébergement: soit leurs
maisons se sont envolées ou été inondées, soit, comme le
Café de la Gare, ce sont leurs toits qui ont été emporté. |
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«Le soir, on ne
dort pas : l'eau dégoûte un peu par le plafond du salon, car
elle entre par la grille d'aération. On entend le vent et la
pluie qui retentissent sur le toit, et il est impossible de
dormir. Mais on se raconte des histoires et on oublie tous les
soucis. Le lendemain, on écoute la radio. Certaines personnes
racontent leurs malheurs, mais heureusement qu'il y en a
d'autres qui mettent un peu de bonne humeur. Ce qu'on entend est
incroyable: des panneaux publicitaires s'envolent, des maisons
sont inondées... A midi, bonne nouvelle: l'alerte rouge est
levée, mais on reste en vigilance et il est interdit de
circuler car le réseau routier est endommagé, comme le chemin
du Petit-Serré à Cilaos qui s'est effondré. Cette ville est
donc privée de tout lien avec l'extérieur.»
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| Dina était un cyclone
tropical intense qui est passé près de l'île à 65
kilomètres. Je pensais que ce cyclone ne serait pas passé
aussi près de nos côtes. Pendant la vigilance cyclonique, ma
mère est allée faire des prévisions même si on ne craignait
rien. Puis, en alerte orange, on a appliqué les règles à
respecter. A l'alerte supérieure, portes verrouillées, animaux
rentrés, tout est fait, on reste chez soi. Le mardi soir, je
n'arrivais plus à dormir à cause des rafales de vent.
J'entendais même les craquements des branches, l'eau de la
ravine, les grincements de tôles. |
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Des câbles
d'électricité tombaient près de chez moi.
Le mercredi matin, sans que l'alerte n'ait été levée, mon
oncle, mes cousins, ma tante et moi, nous sommes sortis faire un
tour pour voir les dégâts, et c'était vraiment
catastrophique, sur Saint-Pierre comme sur le Tampon!!!
Les écoles de la Ravine des Cabris et de la Ligne des Bambous
accueillaient les personnes qui n'avaient pas d'abris ou qui
n'avaient plus à manger. J'ai vu un poulailler qui coulait avec
la ravine, des arbres déracinés sur la quatre voies. |
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Tout cela nous
semblait fascinant.
Dina a fait rappeler à chacun le cyclone Firinga, en 1989.
En tout cas, on peut dire que ce cyclone tropical intense était
de la DINA-MYTHE.

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Page
réalisée par: Sandrine & Vanessa
SOURCES: photos : JIR
photo satellite: Météo France |
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