Aéroport ROLAND-GARROS

 

L’aérogare passager s’étend sur 27.000 m2 et comprend 4 niveaux :

- le niveau 0 : il se situe au niveau des pistes ; les bureaux des opérations des assistants, le tri des bagages de soute, des bureaux et locaux techniques divers et, enfin, la salle arrivée-départ pour l’aéroport de Pierrefonds s’y trouvent ; c’est une zone réservée aux opérations et donc réservée aux personnes disposant d’un badge, c’est-à-dire aux professionnels.

- le niveau 1 : il comprend le hall public (zone d’enregistrement, comptoirs des compagnies aériennes, accueil de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion, réceptifs qui accueillent les passagers pour les séjours en hôtel ou en auberge, service parking) mais aussi une zone réservée : filtre police, filtre sûreté, toutes les zones d’embarquement, salle d’arrivée. Les fauteuils sont petit à petit retirés pour inciter les passagers et leurs accompagnateurs à venir au niveau 2 et donc désengorger le niveau 1.

- le niveau 2 : une zone affectée au commercial (LGM, librairie, Colipays, un magasin de souvenirs et d’artisanat, Time Boutique), une salle d’attente non fumeur (télés, parc pour enfants en bas âge, …) et un espace restauration-snack.

- les niveaux 3 et 4 qui sont en finition de travaux. Ils sont destinés aux administrations (Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion ou CCIR, police, compagnies aériennes…)

Cette extension (plus de 15.000 m2 supplémentaires) coûte au final 50 millions d’euros. Les travaux terminés sont ceux destinés au public (partie commerciale). Mais, selon Monsieur Chabriat* qui nous a fait visiter l’aérogare, « un aéroport qui se développe est un aéroport constamment en travaux ». Ainsi on doit rajouter une fougère supplémentaire c'est-à-dire 16 mètres de longueur pour créer 8 nouvelles banques d’enregistrement.

Les projets pour l’année 2003 sont les locaux pour de nouvelles compagnies, une rénovation du comptoir réceptif, la rénovation de l’accueil grâce à l’espace libéré par les commerces. Ces travaux doivent être achevés avant la haute saison.

L’aérogare passagers est longue mais étroite. Il est envisagé éventuellement de l’épaissir vers le côté urbanisé et de l’allonger encore vers l’ouest. Cela dépendra de l’évolution du trafic.

Les travaux d’aménagement sont menés par la Chambre de Commerce et d’Industrie de La Réunion (CCIR). En effet, la Chambre de commerce est concessionnaire de l’aérogare pour le compte de l’Etat depuis 1965 (son contrat a encore été renouvelé en 2002 pour 7 ans). Elle est responsable de la gestion des compagnies aériennes qui sont ses clients. Les passagers sont, quant à eux, les clients de ces compagnies. Le rôle de la Chambre de commerce est de mettre à disposition des compagnies les infrastructures. Les retards devraient être gérés par les compagnies, mais il n’empêche que ce sont les personnes de l’accueil de la CCIR qui doivent faire preuve d’un grand tact pour calmer les passagers en colère.

D’ici 2009, en raison des normes européennes, l’appel d’offre sera ouvert sur le marché européen. Il y aura alors trois cas possibles :

- le renouvellement de la concession de la CCIR ;

- la concession est accordée à une collectivité locale ;

- la concession est accordées à une grosse entreprise privée européenne.

         Jusqu’à présent, ce sont souvent des Chambres de Commerce et d’Industrie qui sont concessionnaires des aéroports en métropole. Les aéroports de Paris sont cependant gérés par un établissement public : Aéroports de Paris (ADP).

         Parmi les préoccupations de la CCIR figurent la sécurité et la sûreté.

- La sécurité concerne les biens et les personnes. Il s’agit de l’hygiène et de la santé. On comptabilise 10 à 15 malaises cardiaques (dont les trois quart des personnes sont sauvées) par an à La Réunion, ce qui est dû au fait que les passagers ne bougent pas durant tout le voyage. La cellule de sécurité intervient très rapidement et permet de sauver la plupart des personnes qui sont, ensuite, prises en charge par le SAMU. La sécurité est aussi assurée par la présence obligatoire des pompiers dans le cadre de la lutte contre le feu. Par exemple, le camion des pompiers est obligatoirement présent lors de l’avitaillement d’un avion. L’aéroport ne peut pas fonctionner lorsque le service des pompiers est en grève.

- La sûreté est la protection des avions et des infrastructures se trouvant alentour contre les attaques ou tentatives d’attaques terroristes. La sûreté a été considérablement renforcée à la suite des événements du 11 septembre 2001. En effet les aéroport constituent des lieux sensibles : Gillot concentre parfois 3 000 personnes au même moment. Les mesures à appliquer sur le territoire national sont décidées par une organisation mondiale mais aussi par des organisations européenne et française.

L’Etat a imposé la vérification de tous les bagages allant en soute depuis juillet 2002. Auparavant seulement 40% des bagages l’étaient. Actuellement le contrôle est opéré en amont (avant l’enregistrement), ce qui a nécessité la mise en place de cloisons en salle d’enregistrement. A partir du 1er mars, ces contrôles se feront en aval et les cloisons seront supprimées.

Aujourd’hui 40% des passagers sont fouillés au filtre sûreté (qui se trouve entre le filtre police et la salle d’embarquement) même s’ils n’ont pas fait sonner le portique de sécurité. Bientôt on fouillera la totalité des passagers.

Les poubelles et les cendriers ont disparu et n’existent plus qu’en zone réservée. Toutes ces nouvelles mesures augmentent les délais d’enregistrement et d’embarquement. Elles coûtent aussi beaucoup plus cher. Donc de l’argent est pris sur le billet pour les financer.

Environ mille personnes travaillent sur la plate-forme et 300 personnes supplémentaires travaillent pour le fret.

Les autorités compétentes sur la plate-forme sont :

  - le préfet

- l’aviation civile : son directeur représente le préfet

- la PAF (Police Aux Frontières, anciennement appelée Police de l’Air et des Frontières) qui surveille la partie publique de l’aérogare

  - la GTA (Gendarmerie du Transport Aérien) qui est affectée à la zone réservée

  - la douane qui contrôle aussi bien les passagers que le fret

  - « la santé, hygiène »  qui vérifie que les passagers n’apportent pas de plantes ou d’animaux sans autorisation.

* Les élèves remercient M. Chabriat de sa disponibilité.