LES TRAJECTOIRES DES CYCLONES.

 

 

Le cyclone est une perturbation mobile qui peut parcourir plusieurs milliers de kilomètre au cours de sa vie.

 

 

Problématique : quelle est la force qui influx sur les déplacements des cyclones? .

 

Poussés par les alizés, les cyclones se déplacent d'est en ouest avec une vitesse moyenne d'environ 15à30 km/h, cependant ce mouvement est perturbé par la rotation de la Terre engendrant une force dite de Coriolis

En météorologie, les vents alizés sont une bonne illustration des effets de la force de Coriolis. Dans les régions tropicales où les vents ramènent des masses d’air vers l’équateur pour compenser les mouvements associés à la convection tropicale, la force de Coriolis les fait dévier et leur fait acquérir une composante est, si bien que les alizés soufflent du nord-est dans l’hémisphère Nord et du sud-est dans l’hémisphère Sud. En règle générale, les effets de la force de Coriolis sont importants pour les circulations dont l’échelle de temps est comparable à la période de rotation de la Terre (un jour), ainsi, ces effets sont-ils négligeables dans le comportement des tornades ou des orages, mais jouent un rôle majeur dans la circulation associée aux ondes planétaires et aux systèmes frontaux.

La circulation de grande échelle des régions dépressionnaires et anticycloniques est ainsi fortement affectée. En effet, alors que sur une planète fixe, le vent soufflerait directement des zones de haute pression (anticyclones) vers les zones de basses pressions(dépressions), sur une planète en rotation, le vent tend à tourner autour des anticyclones(dans le sens des aiguilles d’une montre pour l’hémisphère Nord, dans le sens opposé pour l’hémisphère Sud) et des dépressions(sens contraires).

Près de l’équateur, où la composante horizontale de la force de Coriolis devient négligeable, la circulation autour des anticyclones et des dépressions n’est plus de règle et le vent souffle presque directement des hautes vers les basses pressions.

La force de Coriolis, qui résulte de la rotation terrestre, agit sur les vents perpendiculairement à leur mouvement, et les dévie vers la droite dans l ‘hémisphère Nord et vers la gauche dans l’hémisphère Sud.

Les différentes cyclogénèses du Sud-Ouest de l'océan Indien : Les plus fréquentes sont au niveau de Diego Garcia, mais également vers la longitude 70°E, dans le Canal du Mozambique (dues principalement par une température de l'eau très favorable 29°C). Il n'est pas rare non plus que des systèmes se forment dans la zone de responsabilité de l'Australe, et venant franchir la latitude 90°E, c'est à dire la limite de la zone de surveillance pour le Sud-Ouest de l'Océan Indien. On se rappelle de ce scénario, pour le cyclone Eline. Lorsqu'un cyclone passe au-dessus de Madagascar, ou bien sur l'Afrique, l'apport d'air chaud et humide maritime est coupé, les masses d'air subissent un déplacement vers le haut, donc les vents faiblissent progressivement, mais les pluies redoublent d'intensité. Puis les cyclones incurvent en général leur trajectoire vers le Sud, suivant une allure parabolique, pour s'évacuer dans la circulation d'Est de zone tempérée (-35°S). Ceci tout en gardant une basse pression, les cyclones à cœur chaud, passent ainsi rapidement en dépression à cœur froid sous ces latitudes.

 

L'œil du cyclone décrit des trajectoires du genre très chaotiques, trajectoire perturbée à l'approche de la Terre par la présence d'estuaires, où il s'engouffre, et de reliefs qu'il contourne

Ces déplacements sont décrit par plusieurs sortes de trajectoires :

 

           Type parabolique :       Nord-Est, Sud-Ouest. 

          Type zonal :                 Est-Ouest.

          Type méridien :            Nord-Sud.

 

Ces trajectoires, sont celles que décrivent le plus souvent les cyclones, ceci reste bien évidement théorique, car il n'est pas rare de voir des systèmes prendre une direction générale sud, ou même d'ouest en est encore plus surprenant comme Hyacinthe en 1980.

La trajectoire de Hyacinthe.

En janvier 1980, l'île de la Réunion s'est retrouvée durant douze jours sous l'emprise des pluies engendrées par le cyclone Hyacinthe, celui-ci ayant eu une trajectoire très chaotique restant à proximité de l'île. Hyacinthe est passée par trois fois très près du département.

Premier passage:
Hyacinthe baptisée la veille est encore de faible intensité lorsqu'elle passe pour la première fois à proximité de l'île le 18 janvier 1980. Le centre dépressionnaire se trouve alors à une centaine de kilomètre au nord de l'île. Les vents ne dépassent pas 37 km/h à Gillot. Hyacinthe s'éloigne alors, mais un amas pluvieux nuageux détaché de la masse dépressionnaire reste au-dessus de l'île. Les précipitations de très forte intensité s'abattent sur le sud faisant des dégâts considérables.

Deuxième passage:
Hyacinthe atteint le stade de cyclone tropical le 19 janvier entre La Réunion et Madagascar. Son oeil passe à 125 km dans le Sud Ouest de la pointe des galets dans la nuit du 24 au 25 janvier. Le vent reste toujours peu élevé (63 km/h en pointe) mais les pluies redoublent dans le Nord de l'île.

Troisième passage:
Hyacinthe repasse une dernière fois à 70 km de la Réunion le 27 janvier alors qu'elle n'est plus qu'une forte tempête tropicale. Le vent est beaucoup plus fort cette fois(jusqu'à137km/h).

 

 

<sommaire>