Les complications


 

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Partie III : Dépistage, complications et traitements

II.             Les complications diabétiques

A.   Complication chronique

 

Le diabète sucré est une maladie apparemment silencieuse : tout semble se limiter à un excès de sucre et de graisse dans le sang, mais pas de symptômes, ou peu…

 

        Certes, il y a quelques exceptions. Si le pancréas ne fabrique plus du tout d’insuline, une soif importante et un amaigrissement rapide attire évidemment l’attention. Il faut alors aller vite, car le coma diabétique est une complication grave mais dont, heureusement, on guérit vite et sans séquelles, grâce à l’insuline. Dans la majorité des cas de diabète dit non insulinodépendant, il n’y a en fait aucun symptôme, sauf peut-être une certaine fragilité quand la glycémie ( le sucre dans le sang) est très élevée.

 

Sans bruit le sucre et les graisses en excès font des dégâts, à l’origine de complications chroniques qui font toute la gravité du diabète sucré. Une fois constituées, elles ne sont pas réversibles, même si on peut généralement les stabiliser. D’où l’importance de les prévenir , ce qu’on sait très bien faire.

L’hyperglycémie chronique (excès de sucre dans le sang) perturbe le fonctionnement des vaisseaux, qui se dilatent trop, et entraîne un épaississement de leur paroi en chargeant de sucre leur constituants naturels, elle dérange le fonctionnement de nombreuses cellules, car certaines enzymes sont trop activées , et induit, par ce que le stress oxydatif, la mort prématurée de très nombreuses cellules…

 

        Les complications du diabète concernent les patients insulinodépendants et non insulinodépendants mais sont plus fréquentes, plus grave chez les insulinodépendants.

Les complications chroniques sont essentiellement dues à l’altération des vaisseaux sanguins, soit des petits vaisseaux (micro angiopathie) , soit des gros vaisseaux (macro angiopathie).

 

B.   La rétinopathie diabétique

 

Ce trouble est lié à l’excès de sucre dans le sang qui altère la paroi des vaisseaux. Alors que les petits vaisseaux sanguins de la rétine sont normalement étanche, leur paroi devient perméable chez les diabétiques : du plasma ou du sang s’en échappe et perturbe le fonctionnement rétinien.

 

Les conséquences sont particulièrement graves si la zone centrale (ou macula) est touchée : c’est en effet cette zone qui permet la vision précise et son atteinte entraîne une baisse de l’acuité visuelle.

 

A un stade plus avancé, certains capillaires se ferment, et de nouveaux vaisseaux, malheureusement perméables, se forment ; les fuites de liquides s’intensifient. Enfin, hémorragies et œdèmes se multiplient et des décollements de rétine finissent par entraîner la cécité.

 

Le traitement de cette affection a été révolutionné par la technique de photocoagulation au laser. Toutefois, un dépistage précoce de la maladie et une surveillance attentives sont indispensables pour préserver le plus longtemps possible la vue des malades.

 

C.   Complications cardiovasculaires

 

On observe aussi des atteintes des gros vaisseaux, en particulier des artères des membres inférieurs et des artères coronaires. Ces atteintes correspondent essentiellement à la formation de plaques d’athéromes dans les parois artérielles, ce qui va ralentir la circulation sanguine dans un premier temps, obstruer éventuellement l’artère suite à la formation d’un caillot sanguin au contact de la plaque.

 

Au niveau du membre inférieur, cette artérite entraîne une mauvaise irrigation du pied, d’où de multiples complications pouvant aller jusqu'àà la gangrène : c’est pourquoi le médecin contrôle systématiquement la circulation artérielle au niveau des chevilles d’un diabétique.

 

Au niveau du cœur, l’obstruction d’une artère coronaire prive d’irrigation une partie du myocarde qui est alors détruite : c’est l’infarctus du myocarde.

 

75 % des diabétiques décèdent des suites d’un accident vasculaire, au premier rang desquels l’infarctus du myocarde, responsable de 50 % des décès.